Le monde automobile vit un tournant majeur. Si les voitures semi-autonomes roulent déjà sur nos routes, les modèles 100% autonomes arriveront plutôt vers 2025. Cette révolution automobile traîne avec elle de nombreuses questions dont celle de l’assurance et de la responsabilité.

Les prémisses d’une circulation automatisée
Les grands constructeurs automobiles comme Google testent déjà des prototypes de véhicules totalement autonomes. Par cela nous entendons une voiture ayant la même apparence qu’un modèle de série actuel sauf que son niveau de connectivité lui permet de rouler sans l’intervention humaine. Il sera alors possible de lire ou regarder la télé lors d’un déplacement. Même si ce type de comportements est déjà visible derrière le volant dans certains modèles haut de gamme comme chez Tesla avec la Model S ou Volvo avec son XC90, cette technologie est au stade de la semi-autonomie. Elle force le conducteur à rester vigilant et réactif pour reprendre les commandes à tout moment. Ces systèmes sont également restrictifs pour l’instant car ils ne sont utilisables que sur les grands axes.

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Le secteur de l’assurance auto dans l’obligation de changer
Concurrence oblige, les voitures totalement autonomes pourraient arriver plus vite que prévu. La problématique de l’assurance entre alors en jeu car elles vont modifier beaucoup de choses. Le code de la route, la sécurité routière et l’assurance vont principalement évoluer pour affronter ce virage serré. Ce dernier secteur sera particulièrement touché du fait de la diminution des accidents. Les fautes d’inattention sont en effet une cause importante des sinistres actuels. Déléguer la conduite à la technologie réduira voire supprimera ce risque. Qui dit baisse des incidents dit également baisse d’activité pour le secteur de l’assurance auto. Pour ne pas fermer la porte, les assureurs devront s’adapter.
Plusieurs réponses arrivent alors. Tout d’abord des risques jamais vu apparaîtront comme la possibilité de se faire pirater son véhicule et de nouvelles offres devraient voir le jour dans ce sens. En attendant que le marché soit majoritairement autonome, de longues années vont passer et la vie en communauté entre véhicules normaux et autonomes créera assurément de nouveaux incidents… à couvrir. De plus, la responsabilité pourrait maintenant s’orienter vers les constructeurs ce qui amène l’idée d’une assurance fournie par ceux-ci.

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La question de la responsabilité
Deux écoles existent dans ce domaine. Avec un système semi-autonome, le conducteur est toujours entièrement responsable et cela ne change rien. En effet, le tableau de bord peut à tout moment clignoter et réclamer l’intervention humaine. D’ailleurs, la plupart de ces systèmes sont alliés à une alerte anti-somnolence qui vous réveille en cas de piquage de nez impromptu.
De l’autre côté il y a le casse-tête et les longs débats autour de la responsabilité pour les véhicules autonomes. Prenons un cas d’accident probable : la voiture est en marche et un piéton arrive subitement sur la voie. La technologie doit alors faire un choix, soit le véhicule évite l’être humain mais tombe dans le fossé à droite ou rencontre un camion à gauche risquant ainsi la vie de ses occupants. Soit le système décide de renverser le piéton et de sauver les vies à bord. Ce dilemme ne peut avoir d’issue car aucune vie ne prévaut sur une autre. Ces débats sont en cours entre constructeurs et gouvernements. Des pistes émergent néanmoins comme le renvoi de la responsabilité vers le fabricant du logiciel, l’apparition de boîtes noires ou même une table de lois de la robotique.

Ce débat ne fait que commencer…

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A propos de l'auteur

Passionné depuis toujours par les nouvelles technologies, je passe beaucoup de temps à surfer sur la toile à l'affut des nouveautés, notamment dans le domaine de la domotique et des objets connectés.

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