La SBA a crée le label Ready2Services (R2S) définissant un niveau d’exigence espéré pour le bâtiment connecté, ouvert et communicant et prêt pour les services.

Décris-nous qui tu es et quel est ton background?

Alors, moi, j’ai un profil d’ingénieur. Après avoir travaillé sur des projets européens dans le multimedia, dans des grands groupes et même dans une startup, j’ai cultivé mon gout de l’innovation, du travail collaboratif et du partage. Cela m’a amené à publier plusieurs livres sur le sujet du Smart Home, à créer la Fédération Française de Domotique en 2012 et à œuvrer pour le rapprochement en début d ’année avec la SBA (Smart Buildings Alliance) qui regroupe près de 500 acteurs de tous horizons. J’en suis d’ailleurs maintenant le Vice-Président en charge du pilier Smart Home. Au quotidien, depuis une quinzaine d’année,  j’exerce une activité de consultant en smart home et en smart building et j’ai pu observer, en toute indépendance, l’évolution du marché, les bonnes pratiques ainsi que les dérives qui ont empêché jusqu’à maintenant ce marché de vraiment décoller.

De quelles dérives parles-tu exactement? Comment expliques-tu que depuis des années, les analyses se succèdent et annoncent un marché toujours très prometteur du Smart Home qui excite les convoitises mais qui tarde à décoller comme tu dis?

C’est vrai, les fabricants, les énergéticiens, les opérateurs télécom tout comme les nouveaux entrants, je pense aux GAFAs ou aux acteurs de la grande distribution ont tous de grandes ambitions. Le problème c’est que chacun joue sa partition dans son coin sans réel esprit collectif. On assiste à une prolifération d’équipements – des chaudières, des ampoules, des volets, des téléviseurs ou encore des alarmes qui sont connectables et commercialisés avec un mode de pilotage à distance mais ils restent isolés les uns des autres, peu évolutifs et sans aucun lien avec les autres objets qui les entourent. Cela entraine des redondances de matériel et d’infrastructures, ce qui grève de facto le budget et limite le déploiement à grande échelle. Autrement dit, les solutions connectées sont le plus souvent portées par différents acteurs et spécialisées dans un seul service comme par exemple l’assistance aux personnes, la télésurveillance, le pilotage énergétique, la mobilité, la gestion de l’eau, la gestion des déchets, la gestion des espaces ou alors des solutions extrêmement basiques mais proches du gadget.

Et c’est pour ça que l’on assiste à un empilement de systèmes hétérogènes et souvent non interopérables entre eux?

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Absolument, et c’est bien souvent au détriment de l’utilisateur.… On rencontre cette problématique aussi bien dans le résidentiel, le logement collectif, les immeubles de bureaux ou même les hôtels où chaque entreprise, chacune dans son coin, déploie sa solution sans vraiment de convergence ce qui aboutit à une expérience utilisateur décevante voire frustrante.

On constate aussi que les promoteurs ont souvent une approche du logement connecté plus marketing que sincère et les politiques publiques de rénovation des bâtiments en sont encore à subventionner des solutions d’un autre âge sans comprendre que le numérique est un outil formidable s’il est utilisé à bon escient. Après les passoires énergétiques du 20e siècle qui nécessitent encore des milliards d’investissements 40 ans plus tard pour les isoler correctement, nous sommes en train de produire des poubelles technologiques qui ne répondent pas aux vrais besoins et qui devront être entièrement remises à niveau dans quelques années.

Tu as travaillé sur des centaines de projets depuis 15 ans. Peux-tu partager ton retour d’expériences et nous dire ce qu’il conviendrait de faire pour sortir de cette situation?

Ouh là là. En fait, ces dernières années, j’ai vu de nombreux projets accouchés dans la douleur. On était encore plus proche du bricolage que de l’industrialisation zéro défaut comme dans l’automobile ou l’aéronautique! Les limites inhérentes aux solutions techniques et l’indifférence voire le scepticisme des professionnels du bâtiment rendaient le travail des domoticiens particulièrement compliqué: ils étaient souvent livrés à eux-mêmes, intervenaient la plupart du temps en sous-traitance, souvent trop tard et sans cahier des charges ni budgets précis. Pourtant, j’en ai rencontré des intégrateurs extrêmement compétents, des clients très motivés et parfois même des bureaux d’études ou des architectes particulièrement ouverts. Mais les projets qui se déroulaient de façon fluide étaient plutôt l’exception et le niveau de satisfaction des utilisateurs restait trop bas. Et justement, quand on analyse les enquêtes de satisfaction, le bilan est plutôt mitigé parce qu’on n’a pas su prendre en compte les besoins réels des gens, pas su les accompagner de façon adaptée, parce qu’on a choisi des solutions trop verticales et manquer d’approche globale. C’est pour répondre à ça que l’on a créé avec la SBA des référentiels et des certifications, mais j’y reviendrai tout à l’heure. Contrairement à ce qui se passait il y a 10 ou 15 ans, aujourd’hui on peut dire que l’offre et la demande sont au rendez-vous… mais elles se rencontrent encore trop souvent par hasard, un peu par miracle, quand toutes les planètes sont alignées.

Quelle serait la solution pour éviter ça selon toi?

En fait, je pense que le numérique n’a de sens que s’il s’adresse à 100% des projets, à 100 % des citoyens, ce qui nécessite des compétences, de l’accompagnement et surtout de la confiance de la part du grand public. Je suis convaincu qu’il faut commencer par impliquer les utilisateurs, les écouter et leur redonner confiance, et je vois cela à 4 niveaux différents:

1. D’abord, il faut leur apporter la certitude que leurs données personnelles ne seront pas utilisées ni récupérées à leur insu,

2. Ensuite, il faut leur garantir que les produits, solutions et objets connectés qui seront déployés seront fiables, simples à utiliser, sécurisés et pérennes,

3. Puis, il est vital que les habitants aient suffisamment confiance dans leur logement ou que les copros suffisamment confiance dans leur résidence pour utiliser et ajouter des services sur mesure avec des coûts de maintenance et d’évolutivité maitrisés et un reste à charge raisonnable,

4. Enfin, puisqu’on a vu qu’il fallait accompagner les utilisateurs dans l’écoute, la prise en main, la personnalisation, le service après vente… il faut s’assurer que les intervenants sont des gens de confiance. Personne, ni toi, ni moi, ni nos parents n’accepteront de confier notre sécurité, notre intimité ou nos données à n’importe qui!

Que pourrait-on faire collectivement pour s’assurer que ces 4 niveaux soient réellement pris en compte?

En fait, il faut lever les freins un à un et aider les professionnels à travailler dans de bonnes conditions. Les choses sont bien engagées, particulièrement en France grâce au travail collaboratif de tous les membres de la SBA depuis 8 ans.

Le premier niveau, celui de la confidentialité des données, dépasse le cadre franco-français mais il est tout de même possible d’agir car la gestion de la donnée est cruciale et représente très certainement l’enjeu numéro 1 des prochaines années. Souhaitons-nous dépendre de quelques multinationales à qui nous aurons remis nos clés, presqu’à vie, compte tenu de la difficulté de modifier les infrastructures, ou au contraire souhaitons-nous être libres de la gestion de nos données et des services en découlant ? C’est là la vraie question. Quand on voit que Google se retire de son projet de Smart City à Toronto, suite à un rejet de la population face à une gouvernance trop centralisée de leurs données, ou qu’Enedis bataille encore pour imposer son compteur Linky, il semble nécessaire de s’interroger sur le système idéal pour la récolte et l’exploitation de nos données individuelles. N’est-il pas souhaitable que ces données restent à l’échelle locale et ne soient accessibles que par nous ou un tiers de confiance désigné par nous? Il s’agit là d’une nouvelle gestion du numérique répondant mieux aux aspirations citoyennes, pour des usagers responsables et « consomm’acteurs ».

Le 2eme niveau dépasse également le cadre national car les solutions, produits et objets connectés sont conçus et fabriqués partout sur la planète. En Europe nous avons la chance d’avoir le « Privacy by design » et le RGPD mais si le produit connecté est mal conçu il sera difficile de réaliser une installation satisfaisante. Tout passe donc par une prescription raisonnée et un bon niveau de compétence à tous les niveaux de la chaine de la conception jusqu’à la prise en main.

Et qu’en est il pour le 3e niveau, celui du bâtiment?

Là, on rentre vraiment dans le vif du sujet. On peut d’ores et déjà travailler au niveau de la confiance dans le bâtiment sur 100% des projets aussi bien en neuf qu’en rénovation grâce au référentiel Ready2Servcies, ou R2S pour faire plus court. Ce référentiel issu du travail collaboratif des membres de la SBA depuis bientôt 5 ans aborde aussi les 2 premiers niveaux que l’on vient de voir mais il est particulièrement pertinent en ce qui concerne ce 3e niveau d’exigence pour garantir la qualité intrinsèque des bâtiments. R2S concernait au départ les bâtiments tertiaires -on parle déjà de 2 millions de m2 de bureau- mais nous venons de finaliser le cadre de référence R2S résidentiel et nous préparons R2S aménagement à l’échelle des quartiers… on espère pouvoir le finaliser l’année prochaine. Les prérequis de R2S sont vraiment ambitieux :

  • D’abord, pour l’ensemble du bâtiment, une infrastructure numérique mutualisée, que l’on appelle le réseau Smart. Cette infrastructure est un bien immobilier déployée idéalement par un intégrateur et gérée par un opérateur, tiers de confiance et garant de la continuité de services,
  • Ensuite, les équipements connectés doivent répondre à des protocoles standardisés et accessibles grâce à des interfaces de programmation: on parle d’APIs, qui doivent être documentées, ouvertes et sécurisées,
  • Puis, le troisième prérequis, qui permettra l’émergence d’une multitude de services, consiste à garantir l’interopérabilité des équipements et l’accès aux données des bâtiments en mode local et pas uniquement en mode cloud,
  • Enfin, une approche en 3 couches, c’est-à-dire, des applications logicielles indépendantes à la fois de l’infrastructure numérique et des équipements sur le terrain.

Peux-tu nous donner quelques exemple de services justement?

Oui bien sur. Dans le tertiaire on se concentre surtout aujourd’hui sur les services énergétiques ou l’aménagement des espaces par exemple, mais pour les bâtiments résidentiels, la SBA va plus loin en proposant un véritable catalogue de services liés à la sécurité, au confort ou aux besoins de exploitant et du syndic, ce qui permet à un promoteur, un bailleur ou un architecte de se focaliser sur l’analyse fonctionnelle et d’être assuré que les services sélectionnés en amont seront portés de façon cohérente par le réseau Smart, que les utilisateurs qu’ils soient seniors, fragiles, geek ou pas du tout fan de technologies pourront y ajouter facilement leurs propres services personnalisés et surtout que tous les services à venir que l’on ne connait pas encore pour la plupart pourront être facilement ajoutés au fil du temps à coût marginal. C’est assez contre-intuitif mais les premiers projets pilotes montrent que la démarche R2S est aussi :

  • Un véritable vecteur de frugalité car on optimise, on mutualise, on ne déploie que ce qui intéresse les locataires
  • Une source de sérénité (toute l’installation est maitrisée et sécurisée)
  • Et enfin un vecteur d’inclusion car même quelqu’un qui n’a pas d’accès Internet ou de smartphone aura quand même accès aux services connectés du logement ou de la résidence.

Et enfin, en ce qui concerne le 4e niveau?

Alors là on touche à l’humain. S’appuyer sur un référentiel éprouvé comme R2S est certes un premier prérequis pour assurer cette confiance, mais cela ne suffira probablement pas. Il nous semple primordial en complément d’accompagner les usagers de la conception à l’exploitation en passant par la mise en œuvre. Cela induit notamment la nécessité de trois nouvelles compétences métiers:

  • En phase amont, l’ assistant maîtrise d’ouvrage ou AMO Smart Building est incontournable pour l’analyse, le descriptif des besoins et une prescription de solution indépendamment de tout industriel, fournisseur d’énergie ou opérateur…,
  • Ensuite, l’intégrateur Smart Building va assurer le dimensionnement et l’intégration des équipements au réseau smart du bâtiment et l’interconnexion à l’échelle de la résidence ou du quartier,
  • Enfin l’opérateur de services Smart Building interviendra pour la maintenance et la mise à jour de l’ensemble des installations. Il sera l’interface entre les usagers et les différents prestataires de services. Cet opérateur pourra assurer notamment le support, la conciergerie de la résidence ou du quartier.

C’est d’ailleurs pour renforcer ce 4e niveau que nous avons réalisé le référentiel « Prestataire Smart Home de confiance » et choisi Afnor Certification pour auditer les domoticiens. Il s’agit d’un dispositif visant à distinguer les professionnels qui apportent des garanties de qualité pour conseiller un client sur les objets connectés de sa maison ou de son bâtiment, installer et maintenir le matériel au fil du temps. Grace à cette initiative, choisir un prestataire fiable et sérieux devient plus simple et plus rassurant, d’autant que l’on a ajouté récemment la possibilité pour les clients de donner leur avis sur leur domoticien et donc de le recommander à d’autres clients comme on le fait pour un restaurant ou un hôtel.

On entend souvent que le frein principal à tout ça reste le prix?

En fait, c’est de moins en moins vrai à mon avis. Le coût du Smart est plutôt en baisse pour plusieurs raisons: d’abord parce que le sans-fil s’impose, donc moins de frais de câblage, les équipements sont nativement connectés sans vraiment de surcoût, les volumes augmentent et parce que la concurrence s’intensifie. Je me méfie de la notion de retour sur investissement mais on ne peut pas nier qu’un thermostat connecté bien mis en œuvre engendrera des économies directes sur les charges, on parle de 30%, c’est surtout plus immédiat que d’engager des gros travaux d’isolation par l’extérieur.  Si l’on raisonne en coût global un bâtiment intelligent reviendra beaucoup moins cher qu’un bâtiment normal. J’ai d’ailleurs récemment été frappé par le témoignage de l’USH qui disait que, pendant la crise sanitaire, les bailleurs sociaux ont pu continuer assurer la maintenance et la gestion à distance des bâtiments qui étaient connectés. Le Smart permet de valoriser son patrimoine finalement.

Au contraire d’être un frein financier, la mutualisation offerte par R2S avec une colonne montante au lieu de trois, un seul abonnement Internet, un détecteur de présence partagés avec plusieurs lots ou une seule horloge pour toutes les fonctions par exemple sont autant de source d’économie et le fait que de nouveaux services soient facilement ajoutés à coût marginal et que les datas deviennent disponibles pour tous les prestataires deviennent potentiellement de nouvelles sources de revenus.

Et quel autre impact sur les prix aura le Smart?

D’après moi, le Smart va nous permettre de passer de la notion actuelle de logement figé à celle de logement augmenté comme ça a été le cas pour les téléphones ou les téléviseurs. On pourra les faire évoluer, leur ajouter des fonctions nouvelles par simple mise à jour de l’écran tactile du logement par exemple qui peut rendre une infinité de services : je pense au pilotage simplifié de la domotique, au réseau social d’immeubles, au coaching énergétique ou encore au maintien à domicile des personnes âgées… Cela doit s’accompagner, là aussi comme pour la téléphonie ou les photocopieurs, d’une forme de financement par l’usage: la colonne Smart mutualise tous les services comme la supervision des équipements en parties communes, le control d’accès et la vidéophonie et elle pourrait être financée au fil du temps –et non pas uniquement en phase chantier- ce qui permettra par exemple de changer les écrans tactiles des logements tous les 5 ans – d’ailleurs ce modèle économique est déjà d’actualité pour plusieurs fournisseurs adhérents de la SBA. Enfin, pour moi dans le bâtiment, c’est surtout l’erreur qui coûte cher. Le risque de gâchis lié à la résistance au changement de certains est très élevé. Il faut éviter à tout prix de rénover ou construire des bâtiments non évolutifs et déjà obsolètes à la livraison ou à l’opposé équipés de façon excessive car dans tous les cas ils seront rejetés par les utilisateurs. On demandera toujours plus de services dans son logement comme on en a pris l’habitude avec nos voitures ou nos téléphones.

A quel niveau est-il le plus efficace de travailler si l’on veut que le marché se développe au mieux?

Cela peux te surprendre mais j’ai acquis la conviction depuis quelques temps que l’idéal est de travailler au niveau du quartier pour fédérer l’ensemble des services, réduire les coûts et surtout assurer une continuité d’usage tout au long de la journée entre la maison, les transports, l’école, le bureau ou les divertissements. Quand la mairie ou la collectivité a compris les enjeux, elle impose le green et le smart à tous les acteurs qui devront évoluer, se former ou se faire accompagner pour répondre aux cahiers des charges et remporter les appels d’offres. Avec l’émergence des réseaux intelligents, les bâtiments tertiaires, les logements ou les maisons individuelles ne vont plus pouvoir rester isolés mais vont devoir s’intégrer dans un environnement beaucoup plus global et interconnecté. L’énergie sera certainement le premier vecteur de cette intégration avec l’avènement des microgrids et des smartgrids, suivi vraisemblablement par des réseaux locaux pour l’eau et les déchets. Mais on ira très certainement plus loin avec le développement de la mobilité partagée, des espaces mutualisés ainsi que de nombreux autres services portés par des plates-formes numériques.

Cela signifie-t-il que les logements doivent être en mesure de communiquer avec l’extérieur?

Oui, c’est exactement ça, cela permettra de répondre notamment à des impératifs d’équilibrage des réseaux d’énergie et de mutualisation des ressources existantes. Ainsi une maison qui produit sa propre énergie avec des panneaux photovoltaïques par exemple ou est capable de la stocker -je pense à de simples batteries ou au véhicule électrique qui pourrait devenir une véritable batterie sur roue- pourra partager avec les bâtiments qui l’entourent ses ressources et ses besoins énergétiques pour une gestion globale optimisée. Il pourrait en être de même par exemple avec l’eau sous forme d’un réseau parallèle d’eau non potable à l’échelle d’une résidence ou d’un quartier…. L’organisation et la vie de quartier seront de fait profondément modifiées par cette interconnexion des infrastructures et par ce partage intelligent des ressources, avec en corollaire une plus grande offre de services offerts aux résidents à des coûts optimisés.

Nous changeons radicalement de modèle?

Bien sûr, nous devons absolument changer de modèles. Il est sans doute temps de passer d’une logique de stock à une logique de flux qui nécessite une gestion dynamique et en temps réel des ressources et des biens. Cette évolution vraisemblable ne peut se réaliser sans le concours du numérique et sans l’apport des nouvelles technologies comme l’intelligence artificielle pour la maintenance prédictive par exemple ou la blockchain pour l’authentification et la traçabilité avec dans tous les cas une utilisation maîtrisée et sécurisée de la donnée.

En conclusion, es-tu optimiste pour l’avenir du Smart Home et du Smart Building?

Oh que oui! Les indicateurs sont tous en train de passer au vert ! Les compétences Smart s’étoffent que ce soit au niveaux des études, de l’intégration, de l’exploitation et de la maintenance. Le coûts du Smart est en baisse on l’a vu et en plus, la prochaine réglementation RE2020 devrait être un plaidoyer pour le Smart car un bâtiment ne pourra être à énergie positive que s’il est optimisé par le numérique.  La crise sanitaire a été un révélateur du caractère incontournable du numérique et de l’impérieuse nécessité de raccorder les logements au très haut débit et de proposer un ensemble de services en particulier pour les personnes fragiles. Le plan de relance concernant la rénovation énergétique massive des logements passera fatalement par plus d’intelligence dans le bâtiment. La prise de conscience politique des élus, des collectivités, des aménageurs d’éco-quartier… est réelle et nous sommes en mesure de les rassurer également en démontrant que la démarche R2S est parfaitement alignée avec la prise de conscience environnementale : on peut faire plus avec moins si l’on mène une démarche raisonnée qui se trouve aux antipodes de l’approche gadget des débuts de la domotique et de la GTB. Les référentiels que l’on a évoqués sont fondamentaux tout comme le développement de Building Operating System et de véritables jumeaux numériques qui simplifieront le déploiement de bâtiments intelligents. Si on réussit à rassurer les gens à tous les niveaux, la demande ne fera qu’augmenter et l’offre s’étoffera grâce notamment à l’initiative très intéressante portée par Google, Amazon, Legrand, Somfy, Schneider notamment autour de la Zigbee Alliance : ils ont enfin compris que le salut passait par l’union et la convergence des principaux acteurs. Voila, tout ça me donne beaucoup d’espoir !

Lien vers le site SBA : https://www.smartbuildingsalliance.org/

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A propos de l'auteur

Titulaire d'un BTS domotique ainsi que d'une Licence professionnelle en web marketing et communication, mon objectif est de vous partager mon expérience au sujet du logement connecté et ainsi, vous accompagner au mieux dans vos recherches.