La domotique améliore le quotidien de personnes en situation de handicap en offrant plus d’autonomie et confort dans un logement personnel ou établissement.

Pour débuter ce nouvel épisode, peux-tu nous décrire qui tu es et quel est ton background ?

Bonjour, je m’appelle Julien DEMEYER. Je suis le fondateur de la société MeyerDOM. L’activité de ma société consiste en la diffusion des solutions de domotique sans fils à destination de trois typologies de clients :  les personnes en situation de handicap, les seniors et le grand public.

De par mon expérience de 10 ans dans le monde du handicap, j’ai décidé de me spécialiser dans l’adaptation du domicile dédiée à ces personnes. Les solutions existantes sont anciennes et très coûteuses, c’est pourquoi la domotique sans fils permet de proposer des adaptations modernes et abordables financièrement.

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Ma formation initiale d’électricien et d’informaticien permet de répondre à la plupart des situations que nous pouvons rencontrer dans l’habitat de manière personnalisée.

Pour quelles raisons avez-vous intégré de la domotique pour les personnes en situation de handicap ?

J’ai découvert la domotique grâce à un ancien collègue qui m’a montré les anciens systèmes de domotique adaptés à base d’infrarouge et de X10 installés sur les fauteuils roulants. Ils étaient inédits et en avance à l’époque mais n’avaient pas ou très peu évolué depuis plus de 10 ans. A cette période, je commençais à découvrir Jeedom et puis, ma curiosité a fait le reste. C’est parti de là et cela fait maintenant plus de 5 ans que j’utilise Jeedom pour sa flexibilité.

Quels dispositifs avez-vous mis en place et pourquoi ?

Il y a deux cas de figure au domicile ou en établissement.

Au domicile, la demande principale est de motoriser la porte d’entrée et la serrure pour ensuite centraliser toutes les commandes de la maison (porte, serrure, lumières, télévision, volets…) sur une box domotique, afin de donner un accès adapté à la pathologie.

En établissement, la première contrainte est de couvrir de grandes superficies liées au lieu avec plusieurs box afin de créer un maillage du réseau domotique puis d’y connecter les équipements nécessaires aux besoins des usagers.

Quels sont les automatismes crées ?

Repartons sur nos deux cas de figures, par exemple :

  • Dans un établissement, la mise en place d’un relevé automatique de « x » sondes de température pour alerter quand les températures sont trop élevées en période de canicule.
  • A domicile, un bouton unique pour éteindre les lumières, fermer les volets, verrouiller la porte d’entrée…

Pourquoi avoir adopté une technologie sans fil ?

Je suis contacté après la construction d’un bâtiment neuf ou sur de l’ancien dans la majorité des cas. De ce fait, les solutions sans fils nécessitent peu ou pas de travaux ainsi qu’un déploiement rapide et discret pour les usagers.

Existe-t-il des contraintes techniques à prendre en compte ?

Oui, dans ce secteur où on ne peut pas se permettre une coupure de service, les solutions cloud sont donc à éviter.

Cette domotique est-elle exploitée à la fois dans des résidences privées et dans des établissements ?

Absolument, aujourd’hui, l’essentiel des demandes est au domicile privé de l’usager. Le besoin est plus grand que dans les établissements où l’encadrement humain est plus important.

Tout type de personne gère-t-elle sa domotique de la même façon ?

Non, car dans le milieu du handicap pour un même besoin technique, les capacité physiques et cognitives sont différentes.

Par exemple, Madame Y, en fauteuil roulant manuel, possède encore des capacités au niveau des membres supérieurs. Elle souhaite ouvrir sa porte d’entrée qui a été motorisée. La mise en place à la bonne hauteur d’un interrupteur sans fils sans pile en Enocean ou en Bluetooth conviendra parfaitement à son besoin. En revanche, Monsieur Z, qui n’a plus de capacités motrices, le fera grâce à la voix ou par le regard.

Les personnes en situation de handicap sont-elles satisfaites de la domotique ?

Oui, ces équipements leur apportent une réelle autonomie et de la sécurité.

Cela facilite-t-il le travail des professionnels ?

Oui et non, il faut vraiment faire attention à impliquer les professionnels dans la démarche de mise en place de ces outils ; car il y aura forcément un impact dans les tâches quotidiennes et une modification des habitudes de travail.

Penses-tu que la domotique s’adapte à tout type de handicap ?

Comme nous l’avons abordé précédemment, la base technique de domotique est relativement toujours la même Box Jeedom plus différents modules et effecteurs. C’est le moyen d’accès à cette interface qui change selon le type de handicap.

Je vais prendre le risque de te dire oui car le défi permanent de MeyerDOM est de trouver une solution adaptée à chaque personne en fonction de son handicap. Par exemple, j’ai trouvé un moyen d’accès où un mouvement de paupière suffit, ce n’est pas une blague !

Comment vois-tu la domotique de demain ?

Je commence tout juste à gommer l’image d’une domotique gadget, couteuse, avec des travaux important grâce aux technologies sans fils. Je suis donc très confiant sur l’utilité de la domotique, et le bénéfice humain dans le milieu du handicap est indéniable.

Selon moi, il faudrait plus d’ouverture car il y a deux mondes encore dans la domotique : les fabricants qui la voit ouverte et interopérable, et ceux qui s’entêtent dans un mode fermé propriétaire.

J’ai pris un réel plaisir à échanger avec toi sur ces sujets et n’hésitez pas à découvrir le site internet de MeyerDOM : www.meyerdom.fr ou  à me contacter en direct par mail à julien.demeyer@meyerdom.fr

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A propos de l'auteur

Titulaire d'un BTS domotique ainsi que d'une Licence professionnelle en web marketing et communication, mon objectif est de vous partager mon expérience au sujet du logement connecté et ainsi, vous accompagner au mieux dans vos recherches.